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Supporters en colère, arbitres tabassés… Ce club risque gros

Eliminé dimanche en Coupe de la Confédération, le club sénégalais du Jaraaf a du mal à digérer cet échec, à commencer par certains de ses supporters et suiveurs qui s’en sont pris physiquement aux arbitres du match, exposant la formation dakaroise à des sanctions.
Eliminé à Thiès par Coton Sport de Garoua malgré sa victoire (2-1, aller : 0-1), le Jaraaf a quitté dimanche la Coupe de la Confédération dès les quarts de finale. Frustrés par le dénouement de la partie, largement dominée par leur équipe, comme par l’arbitrage, certains supporters ou proches des Dakarois ont dépassé les bornes après le coup de sifflet final en s’en prenant aux arbitres de la rencontre. Une photo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre l’un d’eux avec un gros pansement sur le crâne. Les réactions n’ont pas tardé. Dès le lendemain, la Fédération sénégalaise de football (FSF) et l’ancien arbitre international Malang Diédhiou, président de la Commission centrale des arbitres (CCA) et responsable de l’arbitrage au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine, ont condamné fermement ces violences.

Le Jaraaf réagit…

Sans attendre d’éventuelles sanctions, le Jaraaf a pris les devants. Evoquant les agissements de “quelques spectateurs incontrôlés”, la formation de la capitale s’efforce de faire amende honorable. “Nous exprimons notre compassion à l’endroit des arbitres du match et affirmons notre ferme volonté de concert avec notre Fédération nationale de combattre tous les comportements qui ternissent l’image, la crédibilité et l’intégrité du jeu et surtout travailler au renforcement des mesures d’ordre sécuritaire”, réagit le Jaraaf dans un communiqué.

… et la CAF condamne

De quoi favoriser la clémence des instances ? Rien n’est moins sûr, si l’on en croit la réaction officielle de la Confédération africaine de football, qui s’est fendue d’un message officiel ce mardi. Le ton y est ferme. “Ces actes d’incivilité ne sauraient être tolérés, lit-on sous la plume du secrétaire général Véron Mosengo. Ils n’ont pas leur place dans notre football, mais malheureusement ils ont tendance à se généraliser sur les terrains. La CAF se réserve le droit de revoir à la hausse les barèmes de sanctions pour ces actes.” Le Jaraaf peut donc craindre d’essuyer les plâtres.

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